Collectif Cinq Comm'Une

Élections municipales des 15 et 22 mars 2026

Retours sur les réunions publiques

Vous êtes nombreuses et nombreux à avoir participé aux réunions publiques de l’ensemble des candidats, ce qui montre votre intérêt pour les politiques locales. Les réponses et les éclaircissements apportés concernent l’ensemble des habitants, mais tous n’ont pas assisté à ces réunions. Nous vous proposons ici les sujets régulièrement abordés et les réponses que nous y avons apporté.

Pour consulter le document support de nos réunion publiques, c’est ici !
Pour consulter le BILAN de la Mandature 2020 2026, rendez-vous sur la page dédiée !

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Notre réponse

Nous avons restructuré les services de la commune nouvelle, opéré des recrutements stratégiques : la création d’une nouvelle collectivité engendre, dans les premières années, plus de coûts que d’économies (comme cela a été le cas aux débuts de Mellois en Poitou). Cela va se lisser en quelques années. Nous avons aussi dépensé beaucoup en voirie, des dépenses qui n’auront pas à être renouvelées dans les années qui viennent.
Notre capacité d’autofinancement s’est donc amenuisée ces dernières années, sans que cela soit alarmant.

Par ailleurs, la commune de Melle est particulièrement peu endettée : Les communes de la même strate que Melle affichent un endettement moyen supérieur à 755 € par habitant. A Melle, il est de 385 €. Nous n’avons ni emprunté, ni augmenté la fiscalité durant tout le mandat.

Nous concrétisons nos idées à mesure des moyens dont nous disposons et optons pour des projets finançables via des subventions. Nous donnons de nouvelles affectations à des bâtiments existants, souvent en en confiant les charges de travaux et d’entretien aux structures occupantes : Pour le projet Jules-Ferry, par exemple, c’est l’association Horizon qui mène le projet, pas la commune de Melle. La commune a uniquement signé un bail emphytéotique.
Le choix est d’occuper les lieux et de laisser les structures gérer la rénovation et les fonctions des bâtiments.

Nous disposons donc de marges de manœuvre budgétaire.

Notre réponse

Aucune demande n’a été faite dans ce sens pour l’instant et si un nouvel événement de sensibilisation à la question des usages et de la préservation des ressources en eau devait avoir lieu, nous tiendrions compte des retours qui nous ont été faits par les habitants. L’événement avait une dimension politique assumée, mais la commune n’en était pas organisatrice. Le Village de l’Eau était un événement autorisé par toutes les autorités compétentes (y compris la Préfecture), et l’essentiel des nuisances causées aux habitants ont été les contrôles policiers massifs et le bruit. Pour autant, il ne pourrait pas se refaire dans les mêmes conditions.

Chaque 25 mars, des militants qui ont participé aux événements de Sainte-Soline éprouvent le besoin de se retrouver. En 2024 et 2025, cela a été le cas à Melle sans que toute personne non concernée ne s’en rende compte. Ce sera le cas cette année encore à Melle : une soirée avec projection de films est programmée au Metullum (loué pour l’occasion), ainsi que des tables rondes. Ni manifestation, ni village ou camping, simplement un accueil de spectacles, de tables rondes et d’une buvette sur le site au Metullum.

Notre réponse

Le bureau d’étude a eu tellement de propositions de travail, de nouvelles idées, voire des propositions qui allaient à l’encontre de leurs idées, qu’il n’a été en mesure de faire qu’une esquisse de l’aménagement en décembre, suite à la rencontre avec les habitants. De nouvelles propositions doivent être faites prochainement.
L’étude globale a été prise en main par le maitre d’œuvre.
Le sujet stationnement a engendré une concertation très importante, des pistes de stationnement ont été trouvées. L’idée est de permettre un stationnement plus dynamique dans le centre-ville, notamment place Bujault, pour les usagers des commerces et des services. Et d’aménager des poches de stationnement un peu moins proche du centre à destination des personnes qui travaillent à Melle et laissent leur voiture stationnée à la journée.

Quelle est la différence entre un centre de santé et une maison de santé ?
Notre réponse

Une maison de santé pluridisciplinaire, comme en proposent les autres listes, n’est pas un projet municipal : c’est une organisation entre soignants libéraux qui choisissent librement de se structurer pour travailler ensemble.
Les soignants de Melle ont été consultés plusieurs fois à ce sujet : ils ne voulaient pas s’intégrer à une maison de santé pluridisciplinaire, pour des raisons diverses, qui leur appartiennent et qu’il faut respecter. Pour attirer des médecins qui viendraient d’ailleurs, on ne peut pas dérouler le tapis rouge et la gratuité de l’hébergement sans garantie qu’ils restent. Un rapport de la cour des Comptes, paru en novembre 2025, établit d’ailleurs que les incitations financières à l’installation de soignants sont peu efficaces : au-délà de l’effet d’aubaine, c’est le confort dans l’exercice de la pratique qui fait rester les soignants.
C’est pourquoi nous avons fait le choix d’investir dans un centre de santé. Les premiers soignants – et nous avons déjà plusieurs candidats – seront salariés, et exerceront de façon coordonnée. Petit à petit, au fur et à mesure de l’aménagement du site, qui est vaste, des libéraux pourront venir compléter l’offre. Ils paieront des loyers, qui permettront d’équilibrer l’opération immobilière.
Cela prend du temps, et on ne peut pas aller plus vite pour combler ce que l’Etat n’a pas fait pendant des années, et qui relève normalement de ses compétences.

Notre réponse

Des demandes ont été faites pour réinvestir le bâtiment de l’ancienne pharmacie, mais pas pour y installer une autre pharmacie. Il y a en a déjà deux à Melle, correspondant à deux flux distincts : celui du centre-ville et celui de la périphérie. Les commerçants sont libres. On ne pouvait pas empêcher la pharmacie de partir, mais ils ont retardé leur projet pour étudier d’autres pistes afin d’essayer de rester sur du bâti existant au lieu du neuf. Mais aucune solution pertinente n’a été trouvée. Les magasins mentionnés sont des grosses bâtisses à la rénovation coûteuse.
Concernant la boulangerie, un maire ne peut pas obliger un artisan à travailler le dimanche. De plus, l’économie est une compétence de la communauté de communes.

En revanche, il y a maintenant plus de commerces ouverts en centre-ville qu’au début du mandat, même si des commerces stratégiques ne sont plus présents.

Notre réponse

Nous conservons les mairies des cinq communes, et des maires délégués dans chacune. Nous avons identifié que la fréquentation n’était pas la même dans les quatre mairies déléguées, les habitants de Saint-Léger et Saint-Martin se rendant beaucoup plus facilement en mairie dans le bourg de Melle, que ceux de Mazières ou Paizay-le-Tort.
Les locaux de la mairie de Saint-Léger ont dû être fermés un temps car les agents se plaignaient de la présence de salpêtre, nuisible à leur santé. Des travaux ont été effectués. Certaines permanences « sautent » pendant les vacances des agents, mais celles-ci continueront à avoir lieu.

Notre réponse

Un « Schéma cyclable », identifiant tous les aménagements à réaliser afin de rendre plus aisés les déplacements à vélo dans la commune, a été élaboré. Il sera mis en oeuvre petit à petit, au fur et à mesure des aménagements de voierie.

Cependant, au niveau de la route départementale, nous ne pouvons intervenir : une confrontation avec le Département est à envisager.

Notre réponse

Les compétences scolaire et petite enfance relèvent de la Communauté de communes. Celle-ci a voté dernièrement le passage à 4 jours de classe par semaine, et l’on attend la décision finale du Dasen (directeur académique des services de l’Education Nationale). Les conseillers communuataires mellois se sont abstenus lors de ce vote.
Nous mènerons un travail avec le Centre socio-culturel pour la prise en charge des enfants le mercredi.
Les cantines scolaires sont également gérées par Mellois en Poitou. On y sert 20 % de produits Bio et 50 % de produits locaux, mais il s’agira pour les élus Mellois d’être plus ambitieux.
Le PASS jeune, déjà mis en place, ouvre des possibilités d’activité, de voyages éducatifs… dans le but d’accompagner les jeunes vers des pratiques autonomes. Le soutien aux associations locales vient garantir l’offre d’activités. De plus, tous les nouveaux aménagements seront pensés pour un usage facilité et agréable pour tous, y compris les enfants. Ils ont par exemple été consultés par le bureau d’étude chargé de concevoir le futur centre-bourg.

Notre réponse

L’OAM est un espace ouvert aux habitants, conçu pour anayser et relier l’ensemble des actions mises en place par l’équipe municipale. Il permet aux citoyens de vérifier ce qui a été réalisé, ce qui est en cours et ce qui reste à engager. Cet outil de transparence a démontré que 80% des engagements annoncés dans le programme du mandat qui s’achève ont déjà été réalisés. Il a publié deux rapports au cours de la mandature.

Que comptez-vous faire pour améliorer l’implantation des poubelles dans la commune ?
Notre réponse

Le tri et la collecte des déchets est une compétence communautaire. Le type de collecte proposé dès 2019 par Mellois en Poitou avait fait l’objet de réticences de la part de la commune de Melle, en particulier considérant la densité de population, et l’étroitesse des rues du centre-ville qui ne permet pas l’accès aux camions.
Nous avons donc, depuis le déploiement, demandé à ce que la fréquence de ramassage soit augmentée, ce que nous avons eu du mal à faire admettre.
Il y a près de 400 points de collecte sur le territoire communal, donc le choix d’implantation est dorénavant fixé. Nous allons donc pouvoir, en collaboration avec les habitants, habiller les bacs pour améliorer leur intégration dans leur environnement, et réfléchir à la façon de faciliter leur utilisation (couvercles trop lourds, trop hauts… pour de nombreux usagers).

Nous continuerons les actions de sensibilisation au tri, à la réduction, au réemploi des déchets, afin, à terme, de réduire leur quantité et donc l’espace dévolu à leur collecte.

Combien les indemnités versées aux élus coûtent-elles à la commune ?
Notre réponse

Les indemnités maximales versées aux élus pendant l’exercice de leur mandat sont fixées par la loi, en fonction du nombre d’habitants de la collectivité concernée.

Chaque année (en avril en général) le montant n-1 des indemnités versées aux élus muncipaux pour leur mandat muncipal, les remboursement de frais et les indemnités liées aux mandats qui en découlent (syndicats, communauté de communes, etc.) sont présentés au conseil muncipal et actés en scéance.

Indemnité maximale du maire : 2 260,79 € mensuels brut
Indemnités maximales des adjoints : 904,32 € mensuels brut
Indemnités des vice-présidents de la communauté de communes : 961 € mensuels brut

Le montant total de l’enveloppe d’indemnités attribué à la commune correspond donc à l’indemnité maximale prévue pour le ou la maire + l’indemnité maximale prévue pour l’ensemble des adjoint.e.s. Cette enveloppe est financée par l’Etat.

L’Etat finance sur d’autres crédits les indemnités des maires délégués. Les indemnités versées aux maires délégués ne sont donc pas une charge supplémentaire pour la commune : 1048, 18 € maximum pour les les maires délégués de Mazières-sur-Béronne et de Paizay-le-Tort, 1656,64 € maximum pour ceux de Saint-Léger-la-Martinière.

Chez 5 Comm’Une, le choix est fait de permettre l’investissement d’un maximum d’élus dans la mise en oeuvre des politiques qui seront votées. Cet investissement implique des pertes de journée de travail, des frais personnels, parfois un frein dans la carrière. Et justifie à nos yeux que tous les élus porteurs d’une délégation (par exemple, représenter la commune dans un syndicat intercommunal ou dans les conseils d’école) soient indemnisés en fonction de leur niveau d’investissement. Ce dispositif sera réévalué plusieurs fois au cours du mandat.

Le maire et les adjoints ne toucheront donc pas l’indemnité maximale prévue, afin qu’une partie de l’enveloppe soit redistribuée aux conseillers municipaux délégués.

Les maires délégués toucheront tous les quatre la même indemnité de 1048, 18 €.

Quelle est votre action concernant l’accueil des gens du voyage ?
Notre réponse

L’accueil des gens du voyage est une compétence communautaire. Quand l’aire est inutilisable ou que deux communautés ne peuvent pas s’y installer ensemble, des groupes sont amenés à s’installer ailleurs, avec l’autorisation de la commune. Lorsque des familles installées sur des terrains communaux ne respectent pas l’accord passé, nous les faisons partir.

Pour permettre aux familles de ces communautés de s’installer plus durablement si elles le souhaitent, nous allons proposer des terrains familiaux (sur des terrains spécifiquement identifiés) que les familles vont louer ou acheter.

Nous allons aussi exiger de Mellois en Poitou de participer à l’accompagnement social des gens du voyage, car celui-ci est assuré actuellement par l’éducatrice communale, et donc aux frais de la commune qui n’a pas cette compétence.

Notre réponse

Le problème des appels à projet, c’est que certaines associations ne pourront pas s’y plier : dossier trop complexes ou trop chronophages à remplir, pas d’adéquation entre ce que demande la commune et ce que les bénévoles sont en mesure de faire… Cela aboutira à des abandons de projets de la part de nombreuses associations, ou à l’engagement d’autres dans des actions qui ne sont pas leur coeur d’activité, aux dépens de ce qu’elle veulent vraiment faire. Et cela pour mener à la place de la municipalité des actions qu’elle ne veut pas se donner les moyens d’assumer elle-même.
Ce mode de fonctionnement est la porte ouverte au clientélisme, parce qu’il génèrera des appels à projet sur-mesure pour certaines associations et excluant les autres du champ des subventions.

Pour nous, les associations sont des espaces d’émancipation. Nous ne leur imposons pas les projets qu’elles doivent mener. Dans leur diversité et leur dynamisme, elles font vivre la commune. Nous leur attribuons, et continuerons à le faire, des subventions de fonctionnement et des subventions plus ponctuelles liées à des projets spécifiques. Le montant de ces subventions est décidé en fonction des montants demandés et des projets menés.

Notre réponse

Concernant les rencontres élus habitants, il y a différents types de réponses qui ont été faites. Certaines choses dépendent de la commune, et d’autres pas du tout. Les services n’ont pas pu prendre toutes les questions en main.

Mais parfois, une question simple peut aboutir à des réponses complexes, et longues à élaborer. Par exemple, concernant la signalétique, une étude a été menée pour définir quels panneaux sont utiles et lesquels ne le sont pas. A l’heure ou la majorité des usagers utilisent un GPS, il faut se poser la question de quels panneaux garder, de leur implantation. Une refonte de la signalétique de la commune serait une opération longue et coûteuse, qui nécessite qu’on réfléchisse sérieusement à ce que l’ont souhaite faire dans ce domaine. C’est un principe de bonne gestion.

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